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La dépression en lien avec l’inflammation

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La dépression était considérée jusqu’à présent comme une maladie du cerveau. Or on se rend compte aujourd’hui qu’elle serait liée à une inflammation de l’organisme qui aurait son origine dans l’intestin. C’est une pathologie générale et non cérébrale.


Dépression et théorie des neuromédiateurs


La théorie qui présidait jusqu’à présent à l’explication et à la thérapie de la dépression était la théorie des neuromédiateurs.


Le cerveau est constitué de neurones qui sont reliés entre eux par une connexion qu’on appelle une synapse.
C’est un espace entre les neurones et l’information passe d’un neurone à l’autre par ce qu’on appelle des neuromédiateurs.

Ce sont des molécules chimiques qui sont sécrétées par un neurone et envoyées au neurone suivant pour transporter l’influx nerveux dans le réseau des neurones.

 

dépression

Une synapse entre deux neurones


Dans la dépression on considère que le neuromédiateur modulateur en jeu est la sérotonine. Dans la synapse elle est détruite plus on moins rapidement par la monoamine oxydase (MAO).
Elle serait diminuée en cas de dépression parce qu’elle est plus détruite par une enzyme, la monoamine oxydase (MAO).
D’où la naissance des antidépresseurs qui sont des inhibiteurs de la MAO (les IMAO).


Or, comment expliquer que ces inhibiteurs corrigent en quelques heures le taux de sérotonine alors qu’ils commencent à faire effet sur les symptômes des états dépressifs seulement après quelques semaines à quelques mois de prise.


Dépression et théorie de l’inflammation


Marie Kim Wium-Andersen et son équipe, de l’Hôpital de Herlev et du Centre Hospitalier Universitaire de Copenhague ont mesuré les taux de CRP (marqueur de l’inflammation) chez plus de 73 000 personnes dans la population.
Ils ont relevé des niveaux élevés de CRP chez les personnes en détresse psychologique et dépressives. Cela indique un lien entre inflammation et dépression mais n’explique pas le mécanisme.
Par contre le Dr Bruno Donatini explique ses travaux de recherche et la conclusion à laquelle il est arrivé.

 


Il y a un lien entre les infections du tube digestif et la dépression.


Lors des infections du tube digestif les bactéries de la flore intestinale libèrent des fragments bactériens constitués d’acides gras à courte chaîne (lipopolysaccharides). Ceux-ci agressent l’intestin passent dans le sang et provoquent une inflammation qui va atteindre le système nerveux autonome puis le cerveau.


S’il y a inflammation générale et donc au niveau du cerveau, le réseau de neurones ne peut pas fonctionner correctement.
Le problème n’est donc pas dû aux neuromédiateurs mais au réseau de neurones enflammés.

 

Inflammation-dépression

Mécanisme inflammation-dépression

 


Cette inflammation chronique qui touche de nombreuses personnes malgré qu’elles n’en soient pas toujours conscientes entraîne une multitude de pathologies comme l’acné et autres problèmes de peau, arthrites, migraines, insomnie, fatigue chronique ….


Les études scientifiques montrent de plus en plus d’affections et de pathologies directement en lien avec l’inflammation. Mais on découvre actuellement qu’elle peut aussi entraîner des troubles dits psychologiques comme les états dépressifs et l’anxiété par exemple.

Cette inflammation démarre par les intestins qui sont au premier rang face aux aliments que nous ingérons. Ils constituent notre première barrière entre notre organisme et les éléments extérieurs que sont nos aliments.

On comprend donc l’importance de ce que nous mettons dans notre assiette sur notre santé. Avez-vous déjà fait un lien entre alimentation et dépression ?

 

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9 commentaires ont été rédigés, ajoutez le vôtre.

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  1. Bonjour Nadia,

    C’est très bien que tu l’écrives ainsi, car les tenants du tout psy sont bien loin de connaître ces découvertes qui datent de quelques années déjà, mais sont « dérangeantes ».
    Non, c’est pas « dans la tête » !

    En effet l’inflammation, comme tu le dis née dans l’intestin, se propage au niveau du cerveau.
    Alzheimer et tous les désordres du fonctionnement cérébral en relèvent.
    Les fameux neurotransmetteurs qui gouvernent nos états d’âme sont fabriqués à 90 % dans l’intestin, et également dans d’autres organes. Très peu en fait par le cerveau lui-même !

    Dans certains pays les psy sont en train d’accepter cette idée, mais chez nous, il y a du travail encore je crois !

    Je vais passer cet article sur FB et TW.
    Cela peut aider certaines personnes à se déculpabiliser.
    Et cesser de se creuser la cervelle, ce qui aggrave l’affaire !
    D’ailleurs c’est pour cela que la méditation qui diminue l’inflammation est efficace en cas de troubles psychologiques, ou autres.

    Amitiés.
    Marie.
    Marie@Nourriture Sante Articles récents…Inflammation, OGM et graisse abdominaleMy Profile

    Publié le 10 novembre 2014 à 15:42
    • Nadia

      Merci pour ton complément d’informations Marie.
      Toutes ces recherches qui impliquent l’alimentation dans nos états psychiques allègent nos peurs et incompréhensions.
      Par contre elles nous responsabilisent quant à nos choix alimentaires.
      La méditation est une véritable merveille de bien des manières. A conseiller vivement.

      Bonne soirée.

      Publié le 11 novembre 2014 à 20:27
  2. Rétrolien: Des cadeaux santé pour Noël; des livres inspirants et pratiques

  3. Bonjour,

    Merci pour cet article est fort intéressant. Cependant, il manque à mon sens un piece importante de ce grand puzzle.

    En effet, il est écrit

    « Cette inflammation démarre par les intestins qui sont au premier rang face aux aliments que nous ingérons ».

    Vous conviendriez que vrai premier rang est l’estomac.

    C’est là que la digestion s’initie. Elle requiert IMPERATIVEMENT la production en quantité suffisante d’acide chlorhydrique. Cette même production suffisante est ensuite le signal indispensable pour que les intestin soient en mesure d’assimiler correctement ( à commencer par les lipides, les vitamines lipo-solubles et les minéraux).

    Or… chez une personne stressée -( et donc en état de sous-respiration) la production d’acide chlorhydrique est réduite. Les raisons sont métaboliques ( élimination excessive d’ions chlore au niveau rénal) et nerveuses ( baisse du tonus vagal)

    (Notons que, paradoxalement, cette production insuffisante peut provoquer des reflux gastriques et faire penser que la personne souffre au contraire de trop d’acidité.)

    C’est ainsi toute la digestion et LES flores intestinales ( car nous avons 2 intestins fort différents !) qui est affectée.

    Et, oui, cela provoque par effets dominos, des réactions inflammatoires inappropriées.

    Tout cela pour suggérer que la premier clé, n’est donc pas l’alimentation en soi, mais le stress et la sous-respiration qui y sont associées.

    Par contre, ce qui est sur, c’est que certains aliments ( à commencer par les sucre rapides) sont une source de stress pour le corps et contribuent encore à abaisser le tonus vagal.

    Source : 10 respirations au service de votre santé : la coach-respiration. E Jouvence.

    • Nadia

      Bonjour Jean-Marie,
      je n’ai jamais dit que l’alimentation était le seul pilier de la santé. La respiration est aussi importante et j’en parle dans mes articles sur la cohérence cardiaque ou la méditation par exemple. Par contre je ne les classerais pas par ordre d’importance puisque nous sommes un et chaque système digestif, respiratoire ou autre a son importance dans le maintien en bonne santé.

      A bientôt
      Nadia

  4. Myriam

    Je ne suis pas convaincue mais reste ouverte.
    Le souci, c’est qu’on ne peut pas généraliser : il y a plusieurs sortes ou degrés de dépressions et autant de personnes uniques avec un mode de vie différent (alimentation, sport ou sédentarité, ….. la liste est longue).

    Je pense que trop de gens associent « c’est dans le cerveau » a quelque chose de « psychosomatique » (je déteste ce mot), d’irréel, d’imaginaire.

    Certains pensent encore (pas les neurologues bien sûr, ouf, on n’est pas si retardé que ça) qu’on peut être malade de partout dans le corps, sauf au cerveau, à moins d’être « complètement fou » et/ou d’avoir attrapé un méchant virus.

    Force est de constater que ces mêmes personnes trouveront toujours à dire que Alzheimer est une exception (bref, rien ne sera comparable à la dépression pour la simple et bonne raison qu’ils ne peuvent pas reconnaître un état qu’ils n’ont jamais éprouvé par eux-mêmes, surtout si, justement, les causes ne sont pas établies à 100 %.).

    La dépression est bien dans le cerveau et elle a une cause réelle qui n’a rien à voir avec de la faiblesse, ça on est tous d’accord 😉 (bon, enfin presque).

    Si nous ne sommes pas encore capables de prouver le pourquoi du comment, c’est parce qu’à la base, il est déjà difficile de mettre des personnes dans des catégories strictes et qu’on ne peut pas, éthiquement parlant, faire des tests sur un cerveau « vivant » (mort, il n’y a plus de liaisons chimiques ou électriques) sans un risque énorme de lésions irréversibles : tout neurochirurgien pourra vous le confirmer.

    Après, je veux bien admettre que la nourriture peut aider à induire un état dépressif, plus ou moins induite par une inflammation.
    A moins que la dépression était déjà latente et que la nourriture a accéléré le processus…

    Pour moi, ce qui se passe dans le cerveau est hormonal + un environnement propice dans la conception même du cerveau et les facteurs externes (mais pas forcément).
    Alors, je peux supposer que les hormones puissent être chamboulées par une inflammation…
    A vos microscopes !

    A la base, je suis la piste d’un rétrovirus endogène pour la cause primaire de la dépression (mais pas que), mais cela n’engage que moi (avec des implications plus techniques).

    http://www.scienceaujourlejour.fr/pages/pages-scientifiques-1/retrovirus-endogenes.html

    Exemple de rétrovirus bénéfique pour l’humain : c’est grâce à cela que nous pouvons procréer (hé oui, sinon le spermatozoïde serait rejeté par la femme, exactement comme pour les greffes).

    Publié le 24 juillet 2017 à 20:15
    • Myriam

      Je trouve ce lien pas mal du tout (plutôt technique) :

      http://kaola.fr/more-about/publi/205-la-theorie-inflammatoire-de-la-depression.html

      Les questions que je me pose, pour n’importe quelle étude au monde ;

      – Est-ce que les personnes dites « dépressives » sont en phase de tristesse (suite à des raisons compréhensives) ou en pleine mélancolie morbide ? Bref, à quel degré (pas toujours facile de le définir, tout comme la douleur physique qu’on peut difficilement comparer à une autre) ?

      – N’est-il pas « logique » que toute personne malade (n’importe quelle maladie) soit dans une phase plus ou moins « dépressive » (à quel degré) ?

      – Est-ce qu’on n’aurait pas tendance à mélanger – sans le vouloir – les causes directes, les facteurs aggravants, les fausses corrélations (plusieurs pathologies indépendantes – causes – même si on conviendra alors que le système immunitaire est éprouvé – effets), les symptômes visibles et les effets plus pernicieux ?
      Combien de maladies ont des « symptômes » similaires ?

      Il y a actuellement autant de virus inconnus et de bactéries que d’espèces animales non référencées (surtout dans les grands fonds marins, les forêts tropicales, ect).
      Combien de « cancer » n’ont pas trouvé leur cause initiale réelle ? Les effets physiques ou les symptômes ressentis sont toujours plus faciles à appréhender, c’est pourquoi la médecine peut faire des erreurs,

      On sait tous que les laboratoires pharmaceutiques ont de très hauts intérêts financiers pour la distribution de leurs molécules et que les conflits d’intérêts n’ont jamais fait bon ménage avec les recherches…

      Après plusieurs lectures sur le sujet, j’ai voulu donc « préciser » mon premier commentaire.
      Tout argument peut être contesté, y compris les contre-arguments.
      Personne n’a rien prouvé.

      Parfois le remède peut être pire que le mal, ou pas…
      Parfois on peut soigner, mais pas guérir…
      Parfois on tente de discréditer une méthode, mais on ne propose pas mieux… De fait, personne n’a raison et personne n’a tort, d’après moi, tout dépend de comment on construit son étude avec qui et quoi et tout peut être contesté, pour l’instant.

      *** Hors-sujet ***

      Nous avons des bactéries dans l’estomac (et pas que, naturellement), utiles pour la digestion.
      Il y a plus de bonnes sur Terre (en général pour l’homme), que de mauvaises et pour cause : les bactéries sont le commencement à toute vie et toute évolution.
      On sait que vouloir les détruire absolument dans l’environnement de la prime enfance est une erreur : les enfants deviennent plus tard allergiques (aux acariens par exemple).
      Pourtant, combien de personnes continuent à « aseptiser/assainir » à coup de gros produits toxiques leur maison ?

      Publié le 25 juillet 2017 à 22:37